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histoire
 

 
D'abord Jardin Conservatoire, créé une première fois à Verdolier en 1994,
"Le Jardin des Lavandes" au fil du temps est passé de 30 variétés à 200 taxons.

La collection de Lavande agréée par le C.C.V.S. est installée aujourd'hui sur les terres familiales sur la Route du Mont Ventoux à proximité du village.  Ce ne sont plus seulement des parterres aux multiples variétés et couleurs mais de grands espaces ou la petite fleur bleue conjugue au pluriel toutes ses facettes et vous dévoile ses origines. Au milieu des champs de Lavande à parfum, les variété locales laissent échapper leurs fragrances estivales, les espèces exotiques fleurissent le temps d'une saison à l'extérieur ou en permanence dans leur jardin d'hiver.

La Ferme aux Lavandes est à la fois une exploitation lavandicole, un jardin conservatoire et une pépinière de Lavandes de collection. Dans un cadre pastoral, au milieu des jardins ou dans la serre, presque toutes les variétés de Lavandes du monde entier sont conservées et étudiées avec le plus grand intérêt.

Pour en savoir plus, lire la suite, Catherine nous relate une longue histoire familiale...

HISTORIQUE

La Ferme des Lavandes est un conservatoire botanique entièrement consacré au genre Lavandula.

L‘histoire de cette famille de Lavandiculteurs distillateurs a commencé il y a plus de 6 générations, dans les années 1800.

Ma grand-mère Juliette Borel est née 1913 dans la ferme de son arrière grand-père Borel Louis (1800-1861) et de Rose déjà installés depuis les années 1800 à « La Ferme des Callots », un vieil hameau situé sur la route du Mont Ventoux, à Sault en Provence.
Ses grands-parents Joseph Borel (1834-1912) et Jean Victorine ont précédé
ses parents, mes arrières grands-parents Emilien Désiré Lange Borel (1873-1916) et Julie y ont vécu jusqu’en 1916.

Plus tard elle rencontrera, venu travaillé sur ses terres, mon grand-père Paul Liardet, son voisin qui occupait deux champs de lavande plus loin la Campagne « La Parente ».
Henri (1883-1964) mon arrière grand-père acheta une maison dans le hameau des « Callots » dont ma grand-mère était la principale propriétaire.
Paul mon grand-père (1907-1999) épousa Juliette ma grand-mère (1913-2000), le 15 septembre 1906.
 
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Distillerie de Lavande, « Les Callots »

De cette union et avec l’achat de la dernière maison qui n’appartenait ni aux familles Liardet et Borel ; mes grands-parents devinrent les uniques propriétaires de cet hameau.
Ils donnèrent naissance à une grande famille de huit enfants dont mon père Armand (1933-2010), leur fils aîné second de cette fratrie.
Mon grand-père Paul, aimait déjà la Lavande et continua comme les ancêtres de ma grand-mère et les siens à cultiver cette plante sur la propriété constituée de plus de cent hectares.
Il respectait les cycles et les rotations de culture. Il alternait la Lavande avec le Petit Epeautre (Triticum monococum) et des plantes fourragères destiné aux moutons, aux lapins...
Passionné de parfum, et féru de distillation, il construisit une des premières distillerie artisanale « aux Callots ». Dessinant ainsi la fin des distilleries itinérantes de son père Henri et des parents de ma grand-mère qui parcouraient la montagne du Ventoux pour y distiller sur place La Lavande sauvage.

L’exploitation de mes grands-parents a été partagée et agrandit par quatre de leurs enfants .

Chantal, la plus jeune qui s’occupe essentiellement de l’élevage de moutons et des fourrages, vit toujours dans les bâtiments et en a transformé une partie en gîte.
Mes cousins Guillaume et Olivier ont pris le relais de leur père : Francis et René et cultivent des plantes aromatiques et médicinales.
Mon père Armand qui nous a quitté cette fin de janvier 2010, y a cultivé pendant toute sa vie, uniquement de la Lavande. Il se consacrait particulièrement à la reproduction et tenait une pépinière de jeunes plants de Lavandes. Ma maman "Mamie Bernadette" se charge encore aujourd’hui d’accommoder en fusettes, en sachets ces fleurs parfumées pour les vendre directement à la ferme.
Mon frère Daniel, s’occupe aujourd’hui des champs et des abeilles pour récolter le miel.
La distillerie de mon grand-père ne fonctionne plus mais mes deux oncles ont chacun la leur, construite dans différents matériaux : inox, utilisée essentiellement pour distillation des plantes médicinales; fer ou cuivre particulièrement destiné pour les plantes à parfum.

Photo

Quant à moi, Catherine, où la petite Cathy, la « Manon des Lavandes », je suis née et j’ai grandi dans ce milieu pastoral aux écrins parfumés de fleurs de Lavande. J’ai été très tôt, baignée les soirées d’été dans l’« oasis bleu», un bassin construit par mon grand-père Paul, situé à proximité de la distillerie, où il déversait encore chaude, l’eau florale de Lavande qu’il venait de distiller.

Photo

Catherine Liardet, 1967, « La Ferme aux Lavandes » dans un champ de Lavandin ‘Abrialis’

Dés mon plus jeune âge, je courrais, dans ces prairies bleues parfumées, après les papillons. Je cueillais des bouquets de fleurs de Lavande et de fleurs sauvages ( Nielles des Blés, Nigelles de Damas, coquelicots, bleuets) pour ma maman Bernadette ou ma grand-mère Juliette.
J’ai eu ma première faucille (une miniature) à 6 ans et j’ai eu la chance de participer avec ma famille à la récolte manuelle.
La monoculture de la Lavande ne permet pas de vivre suffisamment et ayant grandit dans un milieu très modeste, j’ai été encouragée de poursuivre des études pour sortir de ce milieu difficile.
Après des études de Lettres et civilisations Anglaises, j’ai eu la nostalgie de mon enfance, songeant aux souvenirs qui étaient baignés de parfum de Lavande et colorés de bleu, je suis revenue au Pays.
Je vivais alors avec ma petite famille composée de deux enfants Charles et Paul dans le petit hameau de Verdolier, situé dans la commune de Sault en Provence, perdu dans la campagne. Aimant passer beaucoup de temps avec mes enfants et passionnée d’études, je décidais d’étudier la Lavande dans mon jardin pour rester près d’eux. Je créais en mars 1994, un jardin d’essai : « Le jardin des Lavandes ».
Je mettais en place sur 2000 m2, des parterres regroupant :
-    les principales espèces botaniques,
-    et les variétés horticoles que je commençais à connaître et
-    les Lavandes cultivées sur le plateau de Sault
Les premiers visiteurs en 1995, découvrirent 27 carrés de Lavande représentant une trentaine de variétés :
- Lavandes et les Lavandins à parfum : population d’angustifolia, angustifolia ‘Maillette’ et ‘Matheronne’ et  les Lavandins ‘Grosso’, ‘Super, ‘Abrialis’ et Sumian’ ;

Photo
De gauche à droite :
Lavandin ‘Super’
Lavandin ‘Grosso’
Lavande ‘Twickle purple’,
Lavandin ‘Sumian’
Lavandin ‘Julien’,
Lavandin blanc
Lavandin ‘Gros bleu’,
 Lavande rose avec
un petit canard sauvage
(une Lavande bleu)

Le Jardin conservatoire de La Lavande, Verdolier Photo Louisa Jones  

- les variétés de Lavandes et de Lavandins à bouquets : les Lavandes angustifolia qui n’étaient pas nommées et que nous avons baptisées ’Lumières des Alpes’, ‘Bleu Velours Paul’ et ‘Bleu Velours Charles ‘ et les Lavandins ‘Gros bleu’ et ‘Julien’ ;
- les principales espèces botaniques : latifolia, stoechas, pedunculata, dentata, multifida, canariensis dont les graines venaient des îles canaries et du Maroc.
-  quelques variétés utilisées dans le jardin : L. angustifolia ‘Munstead’, ‘Hidcote’ ‘Nana compacta’, ‘Twickle purple’, rosea ; L. x alba, L. x ‘Dutch’, x allardii, x ‘Devantville Cuche’...
La culture et l’histoire de la Lavande est plus complexe que l’on peut se l’imaginer et ce ne fut pas facile de les étudier d’une part parce les variétés sont très mal connues et d’autre part parce que, leur origine subtropicale ne permet pas de les cultiver et de les conserver facilement.
L’engouement des visiteurs face à cette diversité nouvelle à leurs yeux, m’a conduite vers une reconversion de pépiniériste de collection.
Après avoir étudier l’horticulture et la pépinière, je décidais de créer ma propre exploitation et de proposer ainsi à ma clientèle, en plus d’une découverte sur mon site d’
« un voyage au Pays des Lavandes », un grand choix de variétés qu’ils pourraient utiliser dans leur jardin.
La Lavande n’était plus seulement la fleur de mon enfance. Mais le début d’une aventure dont je commençais à me passionner. Je voyageais dans le temps et dans l’espace, en re-parcourant ou en découvrant son histoire, ses berceaux et ces lieux pour ma part inconnus.
Au plus j’abordais les différents thèmes et au plus j’avais envie de poursuivre ces recherches. Je devais devenir une spécialiste et plus rien sur la Lavande ne devait m’échapper. Pendant les longs hivers, je parcourais les archives départementales pour connaitre l’histoire de la culture de cette plante, et les ouvrages botaniques qui l’avaient traités.
En 1994, je connaissais 30 sortes de Lavande, en 1995 : 50, en 1996 : 65 dont 15 espèces, en 1997 : 73, en 1998 : 103, en 1999 : 121 et en 2000 : 150.
En 2001, « Le jardin des Lavandes » qui comptait prés de 150 variétés, est déménagé pour se rapprocher du village et devient ainsi plus accessible géographiquement du public. Sur un même site, la pépinière et le jardin sont rassemblés.
En 2003, la collection s’agrandit toujours, elle compte plus de 200 variétés et son cadre devient trop étroit.

Photo

Le Jardin conservatoire de la Lavande, Verdolier, de gauche à droite : Lavandin ‘Dutch’, Lavandin blanc, Lavandin ‘Gros bleu’, Lavandin ‘Abrialis’

« Le Jardin conservatoire de la Lavande » se rapproche des champs de Lavandes familiaux et s’implante au cœur de ce paysage lavandicole sur la route du Mont Ventoux, toujours à Sault et c’est ainsi qu’il s’agrandit et devient La Ferme aux Lavandes.
Pour être à même d’assurer la conservation botanique de ces espèces, pour la plupart subtropicales, et maîtriser l’influence du climat sur ces plantes, je décidais de poursuivre mes études en étudiant l’agronomie, la biologie végétale et la climatologie.
Ces connaissances allaient m’aider à étudier et à conserver le plus grand nombre d’espèces botaniques possibles. J’ai rassemblé toutes mes notes, et le fruit de mon étude dans une monographie sur le genre Lavandula et dans une collection « Histoire Naturelle des Lavandes ».
La première publication d’un ouvrage de vulgarisation, didactique certes, consacré au jardinage des Lavandes est apparue en 2000, et une deuxième édition a du être réalisée en 2004. Ce travail m’a fait connaitre dans le monde entier , des Etats-Unis, la Grande-Bretagne, L’Europe, l’Asie et l’Océanie.
Je suis régulièrement invité en Australie pour participer à des conférences et présenter mes recherches, lors de séminaires mondiaux. J’interviens également auprès des Lavandiculteurs, botanistes, chercheurs, qui me consultent pour la culture, le suivi ou encore des projets de parcs naturels.
 
 
La ferme aux Lavandes

Catherine Liardet - Route du Mont Ventoux - 84390 Sault-en-Provence
Tél. : (33) 04 90 64 00 24 - Mobile : 06 82 93 52 09
E-mail : contact@la-ferme-aux-lavandes.com